Un ingénieur remet le Solex en selle Les vélos sont aussi présents au salon, dont un Solex belge

HUWART,ANNE-CECILE west

Jeudi 17 janvier 2002

Un ingénieur remet le Solex en selle

Les vélos sont aussi présents au salon, dont un Solex belge

 

Non, le Solex, ce vélomoteur d'avant-garde, n'est pas mort. Alterapars, le dernier constructeur de cyclomoteurs en Belgique, tente de le relancer sur le marché belge. Et profite du salon «Auto-Moto-Cycle» pour présenter ses dernières créations.

Planté dans le Palais 12, à l'écart de tout, Jacques Vanelslande, le patron d'Alterapars, invite les badauds à s'arrêter. Un prototype de Solex des années quarante trône sur le plancher.

La société Vélosolex a construit le premier engin en 1941, explique Jacques Vanelslande. Elle fut plusieurs fois rachetée et la production s'est arrêtée vers 1980. Jusqu'en 1992, date à laquelle l'usine fut transférée en Hongrie pour un franc symbolique, pratiquement plus personne n'a jamais construit un seul Solex.

Jacques Vanelslande est ingénieur et a longtemps travaillé en Hongrie dans la conception de Solex. Des engins qu'il importe via sa société basée à Furnes.

Mais la présence de la Côte à quelques kilomètres lui a inspiré d'autres créations. Il y a trois ans, il a lancé le «Westhoek», une trottinette pliable à moteur.

Comme le Solex, elle consomme 1l aux 100 km et roule jusqu'à 25 km/h, explique l'ingénieur. Elle est très pratique pour le camping, le bateau, ou même la ville.

Et puis le Solex présente de nombreux avantages sur le vélo électrique. 49 cc, 1/2 cv, le Solex a une autonomie de 100 km. Et, en cas de panne sèche, on peut toujours pédaler sans trop de difficultés. Avec une batterie de vélo électrique, on ne va pas loin à Knokke, avec le vent de face! De plus, le Solex est beaucoup moins coûteux (970 euros contre environ 1.400 euros pour certains vélos «à pile»).

En 2001, Alterapas a vendu en Belgique quelque 400 Solex. Le taux de pénétration le plus important du monde.

Le Solex revient à la mode en ce moment, note encore Jacques Vanelslande. Le modèle n'a pratiquement pas changé depuis la guerre. Et, depuis quelque temps, des gens le ressortent et viennent chercher des pièces chez nous.

Si bien que les clubs de Solex fleurissent un peu partout. Ils réunissent pas loin de 400 membres en Belgique. Et organisent régulièrement des événements autour de leur engin fétiche.

Il y a le Papy-Solex, à Furnes, où les gens débarquent en costume d'époque, pointe l'ingénieur. Il y a le rallye de Rochefort... Le Solex renaît. A voir, ainsi que d'autres vélos, au salon.·

 

Alterapars BVBA, Ondernemingstraat 3, 8630 Veurne. Téléphone: 058/317.335. Alterapars@netinfo.fr

 

ANNE-CÉCILE HUWART

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